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La mucosite et la péri-implantite
L’implant dentaire est, ni plus ni moins, une racine artificielle en titane. Il est également susceptible à la maladie parodontale si celle-ci est déjà présente en bouche et peut mener à une inflammation, une infection voir même la perte de l’implant. C’est pourquoi la stabilisation préalable de la parodontite est indispensable avant toute pose d’implant.
Les maladies péri-implantaires sont de deux types : la mucosite et la péri-implantite. Ce sont des maladies inflammatoires multifactorielles touchant les tissus autour de l’implant dentaire.
La mucosite
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Définition
La mucosite péri-implantaire correspond à une inflammation réversible, limitée aux tissus mous entourant l’implant, sans atteinte de l’os sous-jacent.
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Symptômes
Elle se manifeste par une rougeur de la gencive, un gonflement et des saignements, notamment lors du brossage ou du sondage autour de l’implant.
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Conséquences
En l’absence de prise en charge, la mucosite peut évoluer vers une péri-implantite, stade plus avancé et irréversible de la maladie péri-implantaire.
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Traitement / prévention
Le traitement repose sur une prise en charge précoce, associant une hygiène bucco-dentaire rigoureuse, un nettoyage professionnel autour de l’implant et un suivi régulier, permettant un retour à un état gingival sain.

La péri-implantite
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Définition
La péri-implantite est une affection irréversible, caractérisée par une inflammation des tissus péri-implantaires associée à une perte osseuse autour de l’implant.
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Symptômes
Elle peut se manifester par des saignements persistants, une inflammation chronique, des douleurs, une suppuration, voire une mobilité implantaire dans les formes avancées.
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Conséquences
Selon les connaissances actuelles, les maladies péri-implantaires sont particulièrement difficiles à stabiliser, et l’évolution peut compromettre le pronostic de l’implant, jusqu’à sa perte.
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Traitement / prévention
Le traitement est complexe et vise principalement à freiner la progression de la maladie.
La meilleure stratégie reste la prévention, réalisée en amont de la pose de l’implant, par la stabilisation préalable de la maladie parodontale.
Les principaux facteurs de risque identifiés sont :
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une maladie parodontale non stabilisée,
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le tabagisme,
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un diabète non équilibré,
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ainsi que des facteurs locaux, notamment liés à la forme de la prothèse supra-implantaire, pouvant gêner l’hygiène, favoriser le bourrage alimentaire et altérer le pronostic implantaire.
Une position implantaire optimale est donc essentielle pour garantir une prothèse fonctionnelle et pérenne dans le temps.

Références bibliographiques
1. Berglundh et al. 2018. Peri-implant diseases and conditions: Consensus report of workgroup 4 of the 2017 World Workshop on the Classification of Periodontal and Peri-Implant Diseases and Conditions. J Periodontol
2. Carra, M. C., Blanc-Sylvestre, N., Courtet, A. & Bouchard, P. Primordial and primary prevention of peri-implant diseases: A systematic review and meta-analysis. Journal of Clinical Periodontology 50, 77–112 (2023).

